Il y a quelques jours, je suis tombée sur un article de l’Internaute intitulé : « Produits laitiers : bons ou mauvais pour la santé ? ». Tiens, on se pose la question dans un magazine généraliste… Je clique et me plonge dans la lecture de l’article. Je vous livre mon analyse.
J’étais ravie de voir que le dossier était assez long et que pour une fois, le sujet n’est pas traité rapidement et froidement. Contente aussi de lire le nom de Thierry Souccar et le titre de son désormais célèbre ouvrage (Lait, mensonges et propagande). A tour de rôle, l’article donne les références d’études concernant les produits laitiers et le cancer : tantôt ils protègent contre tel cancer, tantôt ils faorisent tel autre cancer. Idem pour le diabète et le surpoids. Il donne la parole au docteur Bertière du CNIEL (Centre National interrofessionnel de l’Economie Laitière), pro-lait évidemment. En filigrane, l’auteur a tendance à pencher en faveur des produits laitiers. A la fin de la lecture, je m’interroge avec mon cerveau de naturopathe : peu d’éléments sur la digestion, les intolérances. Pas de demi-mesure dans les recommandations officielles. Rien sur la qualité du lait. Hum-hum. Et qu’en est-il du terrain, du groupe sanguin ? Pourquoi ne pas conseiller une écoute attentive de son corps ? Et l’excès de protéines ? Et l’acidification ? Et le côté affectif, le lien à la mère, les problématiques psy ? Bon, cet article n’est pas issu de la plume d’un naturopathe ,c’est sûr !
Lors d’un bilan naturopathique, je consacre un long moment au bilan alimentaire. Selon le terrain et le fonctionnement des émonctoires de la personne qui vient me voir, je donne des conseils concernant les produits laitiers. Certaines personnes n’en consomment pas du tout, par goût (ou plutôt par dégoût !). Sinon, la consommation de produits laitiers est souvent excessive. Les désagréments sont fréquents (sinusite chronique, bronchite, boutons, acidité…) mais le lien avec les produits laitiers n’est pas une évidence pour tout le monde. Et la qualité du lait : un lait bio non pasteurisé ne se digèrera pas de la même façon qu’un lait UHT premier prix. D’ailleurs, c’est curieux que personne ne se fasse la réflection suivante : A la ferme, le lait frais se conserve quelques jours, après il tourne. Le lait UHT tourne rarement (même si la brique est ouverte depuis 8 jours !) et se conserve des années. Est-il possible de parler « du lait » en général, tant les écarts de qualité sont importants ?
Ce qui est vraiment curieux est que personne ne pense au lien affectif entre la vache et son veau et ne se demande ce que mange ce dernier, ce qu’il devient.
C’est effectivement loin des préocupations des consommateurs de produits laitiers. Tout comme le confort de la vache qui produit, produit et produit encore du lait durant des années sans interruption. Quelle mère allaitante trouverait cela confortable sur une si longue période ?!
Pour ma part, j’ai toujours mangé du lait. J’aime les produits laitiers et j’ai bien l’impression qu’ils m’aiments aussi. Je n’en abuse pas mais ils font partie de mon alimentation quotidienne. je crois même avoir été nourri au sein
Manger des produits laitiers ou boire du lait tous les jours, cela peut faire beaucoup… C’est à voir avec ton naturopathe
Pour ma part, je me suis aperçu que je ne supportais plus le lait de mon petit déjeuner lorsque j’avais une vingtaine d’années.
Effectivement, les bébés nourris au sein boivent une quantité farmineuse de lait ! Mais c’est le lait de leur maman, le plus adapté à leur développement.