Lire les étiquettes est un art que le consommateur bio doit pratiquer très régulièrement. Le label AB, même s’il garanti que les ingrédients contenus dans le produit sont issus de l’agriculture biologique, ne protège pas de tout !
Prenons l’exemple du pain. Que faut-il pour faire du pain ? De la farine, de l’eau du sel et du levain. Oui, mais que peut-on lire sur le sachet d’un pain bio au levain acheté en supermarché ? Farine bio (jusque là, ça va !), eau, sel, levure, gluten, sucre. Aïe, aïe, aïe… Peut-on vraiment dire que de pain soit comparable à un pain pétri à vitesse lente, au sel de mer non raffiné, sans levure, façonné avec passion et cuit au four à bois ? Je vous encourage à être vigilant et à donner votre argent pour une cause que vous soutenez : le bio artisanal et de qualité a besoin du soutien des consommateurs.
La grande distribution s’est depuis quelques temps engouffrée dans le bio, non pas par conviction, mais car il y a des parts de marché à prendre. Certaines enseignes vont prochainement ouvrir des chaînes de bio pas cher. Pas cher, c’est intéressant, mais qu’en est-il de la qualité ? Les agriculteurs bio sont-ils à se point bénéficiaires pour qu’il y ait une marge substantielle sur laquelle rogner ? Ou va-t-on plutôt aller jusqu’aux limites de la règlementation, en introduisant divers ingrédients pas vraiment recommandables mais pas chers du tout ? J’ai mon idée, je vous laisse vous faire la vôtre